la
tempête et le bois (liens contacts)
Exploiter
et stocker les bois de la tempête
la
résistance des fustes à la tempête....
Quelques suggestions pour aider à résoudre les problèmes forestiers causés par la tempête
Dans la nuit du 27 au 28 décembre 1999, trois jours avant l'an 2000, une terrible tempête après s'être abattue sur le Nord, touche le Sud de la France et particulièrement le Limousin, mettant à terre des millions d'arbres, qui, couchés sur les lignes, privent d'électricité, d'eau et de téléphone des milliers de foyers.
Le bois abattu est-il du mauvais bois ?
Pour le propriétaire, c'est son bois, c'était du beau
bois avant la tempête ; cela deviendra du mauvais bois si les cours
s'effondrent.
Pour l'exploitant forestier, c'est du très mauvais bois car
le bois de chablis est long et dangereux à exploiter. La main d'oeuvre
qualifiée pour faire ce genre de travail sera difficile à
trouver. Mais déjà le gouvernement semble lancer un important
programme de formation de bûcherons et débardeurs.
Pour le scieur et l'utilisateur de bois, à première vue,
c'est du mauvais bois car il a subi lors de cette tempête des contraintes
telles qu'il risque de mal se comporter après sciage. En fait, cet
argument que l'on entend partout est certainement exagéré,
et c'est logique, par les acheteurs de bois. De gros douglas qui se sont
couchés donneront certainement un bois de qualité tout-à-fait
normale. Il semble seulement nécessaire de faire un gros triage
à la sortie de la forêt.
Pour la forêt et son écosystème, c'est une catastrophe
qui peut devenir écologique si on n'exploite pas ces bois très
vite. Il y a urgence parce que les bois qui se sont cassés ou couchés
semblent être en majorité des pins sylvestres, épicéas...,
c'est-à-dire des essences très sensibles aux attaques d'insectes
xylophages et champignons lignivores , qui s'abîmeront très
vite. C'est un problème sanitaire pour l'avenir de la forêt.
Estimation
des dégats, urgences et problèmes
La première chose est de connaître l'étendue et la nature exactes des dégats. Il est important de savoir quelle sorte de bois a été touchée : quelles essences, quelles classes d'age, quelles surfaces, quel volume, quels diamètres. Il faut savoir que si, sur une parcelle, il y a 30% de bois qui sont touchés, c'est sans doute toute la parcelle qu'il faudra raser complètement. Il ne faut donc pas parler de nombre d'arbres abattus, mais de volume de bois par classe d'âge ou par diamètre moyen, qu'il faudra exploiter dans un délai rapide. Il est particulièrement important dans ce genre de situation de savoir ce que représente la part des gros et petits bois (inférieurs à 20 cm de diamètre) avant d'envisager des solutions à grande échelle, et pour savoir ce qu'on peut en faire.
A première vue, on ne sait pas si c'est 10%, 20%, 30%,
ou plus des bois qui , en Limousin sont par terre. Mais on peut estimer
que le volume de bois qui doit être exploité rapidement est
de deux à trois fois le volume exploité en une année.
C'est peut-être beaucoup plus.L'administration parle même de
15 millions de m3 de bois à terre (à 30 % près) sans
préciser ses méthodes d'évaluation Une chose semble
sûre, c'est qu'il s'agit bien d'une majorité de résineux
et surtout de pins sylvestre, épicéas et douglas..
Or les scieries et les papeteries de la région ne sont capables
d'utiliser que ce qu'elles produisaient jusqu'à maintenant. Leurs
capacités sont donc limitées. Comment faire pour augmenter
rapidement les capacités d'exploitation du bois sans que les propriétaires
ne soient lésés financièrement, que leur patrimoine
ne soit pas complètement détruit et qu'ils puissent reboiser
ensuite ? C'est un véritable problème de sauvegarde du patrimoine
qui se pose. Il y a de petits retraités qui comptaient sur ce revenu
forestier et qui se retrouvent ruinés. De gros propriétaires
aussi, sur le plateau de Millevaches notamment. Devant ce problème
il faut réfléchir à des solutions complètement
nouvelles.
L'aide au stockage, est-ce la panacée ?
Comme on l'a fait lors de toutes les tempêtes, on voit annoncer partout des mesures classiques : aider les trésoreries des papeteries et des scieries pour faire du stockage (faire de grandes piles de bois, et les arroser pour les conserver, tout en veillant à ne pas polluer la nappe phréatique). C'est l'Etat qui financera ces opérations, à des taux bonifiés. Tout le monde pensera que c'est la solution, et on pourrait s'en contenter. Mais on peut aller beaucoup plus loin. En fait, il faut mobiliser dans l'année deux à trois fois plus de bois qu'une année ordinaire, tout en sachant que toutes les autres régions de France sont également touchées, et peut-être même plus pour les grands massifs forestiers des Vosges et des Landes.
C'est ici l'occasion de se rappeler, tout d'abord, que la forêt
limousine est sous-exploitée et que la partie la mieux exploitée
de tous ces bois, c'est la partie résineuse, qui reste inférieure,
quant aux surfaces occupées, aux feuillus, qui sont eux très
sous-exploités parce que, sauf pour quelques essences, ils ont une
mauvaise valorisation. Les résineux sont donc les essences qui sont
économiquement les plus intéressantes pour le Limousin, et
c'est elles qui ont été le plus touchées par la tempête.
Le problème est donc capital.
Or, qu'attendre dans la situation actuelle de la "filière bois".
Celle-ci est dominée par le groupe papeterie-scierie. Les scieurs
sont extrêmement dépendants des papetiers parce qu'ils doivent
obligatoirement écouler leurs déchets de bois et leurs petits
bois pour rendre à peu près rentables leurs scieries. Par
ailleurs, ils sont en nombre de plus en plus limité. On ne peut
donc pas attendre de ce groupe scieurs-papetiers autre chose que d'acheter
des bois à des cours très bas, de les piler et de les arroser
pour les stocker.Ils ne peuvent guère augmenter la mobilisation
de bois ni provoquer une hausse de la consommation de bois en France. Une
scierie ne va pas, du jour au lendemain doubler de capacité pour
cette tempête. On peut aussi accroître les exportations, mais
ne rêvons pas : la concurrence internationale est grande, la mondialisation
existe, dans le bois plus qu'ailleurs. Il faut trouver d'autres solutions
beaucoup plus originales et plus indépendantes.
La solution novatrice serait qu'émergent quelques propriétaires
forestiers qui soient réellement conscients que, s'ils ne deviennent
pas eux-mêmes des transformateurs de leurs bois, ils ne feront rien
et leur forêt périra ou vivra mal. Il faut donc essayer de
lancer
l'idée que les propriétaires forestiers se groupent pour
transformer eux-mêmes leurs bois . Ce pourrait être l'occasion
de monter une opération stockage-triage de bois, comme cela s'est
fait en Allemagne dans les années 70, quand, à la suite des
grands chablis, on a monté ces fameux centres de façonnage
qui ont connu quelques imitations en France, à l'initiative des
papetiers : notamment le centre de façonnage Eglebois à Egletons,
pour le Limousin, ainsi qu'un autre centre monté par la Sofoest
à Saint Sauve d'Auvergne. Mais ils n'existent plus. Dans ces centres
de triage, on était capable de mobiliser dans l'année énormément
de bois, de les trier, de les revendre bien conditionnés aux scieurs,
poteleurs et papetiers.
Mais dans la situation actuelle, c'est une opération encore
plus extraordinaire qu'il faudrait mener : une association-coopérative
de propriétaires forestiers qui valoriseraient eux-mêmes le
bois, en créant à la fois un grand centre de stockage et
de triage de bois, et une structure de valorisation et de commercialisation
de
ce bois.
Or, une occasion et un débouché se présentent : c'est le grand développement de la construction en bois qui se profile actuellement. Qu'on ne nous dise pas que les bois de cette tempête ne sont bons qu'à la papeterie, c'est faux. Si on se donne la peine de les trier, une grande partie, et notamment les douglas qui semblent s'être plus couchés que cassés, sont sciables et utilisables en construction.
Même si les propriétaires forestiers ne veulent pas se
lancer dans des opérations de valorisation, peut-être doivent-ils
réfléchir à se grouper par canton ou par département,
afin de stocker eux-même le bois, de le conserver par arrosage (le
coût de cette opération n'est pas élevé) et
de le négocier lorsque les cours auront remonté, - comme
cela s'est fait dans plusieurs exemples de chablis en Europe (par exemple
en Allemagne), évitant ainsi de brader leurs bois dans l'affolement
à un cours effondré (l'Etat semblant prêt à
aider au financement des frais de stockage).
Bien sûr, il y a tout à faire pour monter ce type d'opérations
: trouver les hommes, réunir les propriétaires forestiers
et les faire financer eux-mêmes une société avec son
capital. C'est une opération compliquée qui demandera de
trouver la personne, ou le petit noyau de meneurs très dynamiques.
Les Chambres de Commerce, le Conseil Régional pourraient apporter
une aide sérieuse.
Il est sûr qu'une telle opération provoquerait un tollé
de la part des exploitants actuels, scieurs et papetiers. Mais cette tempête
ne pourrait-elle donner l'occasion de toucher à leur chasse-gardée
et de créer un contre-poids à ce quasi-monopole?
2) Deuxième piste (qui n'exclut pas du tout la précédente) : partir de l'idée que, dans cette région, on ne pratique pas assez la forêt paysanne. Il s'agirait donc de relancer cette "forêt paysanne" au sens où l'entendait Marius Vazeilles :
-a/ en installant par exemple dans chaque canton, voire même
dans chaque commune des scieries mobiles . La scierie mobile a connu
une énorme évolution dans les 10 dernières années.
Il y en a de plus en plus un peu partout dans les pays nordiques, en Italie,
dans les pays de l'Est, et il en existe différents modèles
: scies circulaires, scies à ruban... C'est très rapide à
installer. En peu de temps, une scierie mobile peut être commandée
et installée. Le personnel peut se former très rapidement
et elle est tout-à-fait adaptée à scier du bois résineux
petit et moyen. Ces scieries mobiles, se déplaçant au gré
des besoins, permettraient que dans chaque commune les agriculteurs qui
auraient besoin de sciage, les privés qui veulent réparer,
agrandir ou aménager leur maison puissent le faire avec des bois
de leurs forêts. Ils peuvent aussi stocker du bois scié qui
sèchera et se conservera bien à l'abri pour le futur : la
maison des enfants, un agrandissement... etc comme on a l'habitude de le
faire dans les pays très forestiers.
Il faut rappeler à cette occasion qu'il est très difficile,
voire impossible, de nos jours, dans ce pays forestier qu'est le Limousin,
de faire scier une grume à façon dans les scieries. Celles-ci
sont de moins en moins nombreuses et ne font plus de sciage à façon.
Il y a une légère relance en France du sciage à façon,
mais cela reste tout-à-fait limité. L'exemple des pays nordiques
comme la Finlande, où règne la forêt paysanne à
côté de l'industrie lourde du bois, montre que cette idée
n'est pas du tout irréaliste.
carnet d'adresses de scies mobiles horizontales : voir
le Courrier de la Combe Noire N°1 p. 35
A lire aussi : les lecçons de la tempête en 2008 dans
le
carnet de la combe noire N°3
b/ en favorisant l'utilisation du bois rond (ou bois brut)
dans la construction . En effet, une fois de plus, les techniques de
construction en bois rond semblent les mieux adaptèes : dans cette
tempête, le bois qui est tombé, qui a subi quelques contraintes
mécaniques, peut quand même trouver une utilisation. Là
où il ne pourra pas être scié, et même s'il a
subi un certain nombre de contraintes, il pourra être utilisé
sous sa forme brute naturelle, en fûts, pour réaliser des
constructions en rondins (appelées "fustes"). Il faut rappeler ici
que le Limousin est la région pionnière et pilote pour la
construction en rondins bruts en France, puisqu'elle compte aujourd'hui
déjà cinq entreprises artisanales spécialisées
(en Corrèze et Haute-Vienne).
On ne peut qu'inciter les propriétaires forestiers, les agriculteurs
notamment, à s'intéresser à cette technique des fustes,
qui leur permettrait de réaliser gîtes, constructions agricoles,
maisons ...
Par ailleurs, si les propriétaires ont de beaux bois, on peut
également leur montrer comment les stocker : en les écorçant,
ils pourront les conserver 2 ou 3 ans en grumes, et trouveront certainement
des acheteurs chez les constructeurs-fustiers qui cherchent du bois sec
en grumes. : de beaux douglas qui seront secs trouveront facilement acquéreurs.
Il faudrait en définitive mener une véritable opération "forêt paysanne-construction" : utilisez votre bois pour construire votre maison, votre grange, faire des aménagements chez vous", etc... Le Conseil Régional pourrait apporter en particulier son concours,en soutenant ces deux actions :
- Le développement du sciage à façon : il s'agirait d'inciter des jeunes à se lancer dans le sciage à façon, par de l'aide à la formation et à la vulgarisation , par des subventions à l'achat de matériel de sciage à façon,
- La vulgarisation des techniques de construction utilisant du sciage
et aussi du bois brut dans la construction.
A titre d'exemple,le pin sylvestre est un bois magnifique, à
condition qu'il soit scié vite, qu'il ne bleuisse pas et qu'on le
mette à sécher. On pourra aussi le conserver en grumes, en
l'écorçant rapidement et en le stockant à l'abri .
En lançant ce genre d'opérations, on changera peut-être
un peu les mentalités.
3) Promouvoir l'utilisation des bois de pays dans la construction
Cette tempête doit donner l'occasion d'aider au développement de la construction en bois de pays en France par quelques actions efficaces et peu couteuses, dont les plus efficaces seraient de :
- Favoriser par des actions de promotion, et pourquoi pas subventionner, la construction utilisant les bois de pays (rappelons à cette occasion que la majorité des constructeurs de maisons en ossature bois, voire en bois massif, de France et même du Limousin , s'approvisionnent en bois du Nord.importé... !)
-Débloquer les freins administratifs à la construction
en bois.
En effet, les élus et pouvoirs publics peuvent et doivent rendre
un service considérable, s'ils veulent que la France utilise le
bois de sa forêt, et notamment et au plus vite les bois de la tempête,
en mettant un hola rigoureux, efficace et radical contre certains fonctionnaires
de DDE, architectes-conseil de CAUE, ou Bâtiments de France qui sont
un véritable frein à la construction en bois. Jean-LouisBianco
l'a souligné dans son rapport "La forêt : une chance pour
la France" et il nous a fait savoir personnellement son accord avec nous
sur ce sujet (cf.Courrier que notre Association Bois sacré TCB
lui a adressé) : il faut absolument qu'en France les pouvoirs publics,
les élus prennent le micro et parlent haut et fort en disant une
fois pour toutes qu'il est intolérable que l'on interdise de construire
en bois dans certains régions ou que l'on mette de tels freins et
de telles réserves (concernant le style, la technique, l'architecture
demandés) qu'ils deviennent totalement dissuasifs pour tous ceux
(et ils sont de plus en plus nombreux) qui rêveraient de construire
en bois, et qui finissent par capituler et renoncer à leur projet.
Il faut que tout le monde s'y mette et qu'on n'interdise plus nulle part
la construction en bois sous prétexte qu'elle ne correspond pas
au style du pays...
Le problème ne concerne pas tant le Limousin lui-même que toutes les régions françaises où des entreprises limousines sont appelées à construire avec du bois limousin et qui en sont parfois empêchées par des blocages dans l'obtention des permis de construire.
Résumons ces quelques pistes :
- Financement de trésoreries, stockage pour papeteries et scieries : bien, mais insuffisant, surtout pour les propriétaires forestiers.
- Opération révolutionnaire dans le Limousin : que les propriétaires forestiers se groupent pour stocker,trier et valoriser eux-mêmes leurs bois. Ils en sont capables. Il y a parmi eux des industriels, des gens qui savent monter des entreprises. Tout est possible en quelques mois.Pour certains gros propriétaires, l'enjeu financier est tel , qu'ils peuvent se mobiliser pour un tel projet.
- Relancer la forêt paysanne avec des moyens et une optique actuels : des scieries mobiles, des entreprises de construction en boir brut, en reprennant les idées de Marius Vazeilles, qui fut le grand instigateur du reboisement en Limousin. Que dirait-il aujourd'hui ? il dirait aux paysans d'utiliser eux-mêmes leurs bois, de construire en bois, et avec les économies réalisées, de continuer à boiser, ....en modifiant peut-être le choix des essence et les techniques sylvicoles.
- Promouvoir fortement au niveau régional ou départemental la construction en bois de pays
- Parler haut et fort pourfaire cesser la dictature anti-bois de certains fonctionnaires qui sont les principaux freins à la construction en bois : ingénieurs et architectes des DDE, architectes conseils des CAUE, Architectes des Bâtiments de France...
- Enfin penser à l'avenir et au reboisement qu'il faudra faire. Il existe actuellement un débat sylvicole sur la manière de faire pousser les bois, les essences... Avant de se prononcer, il faudra vraiment examiner si cette tempête a touché particulièrement tel ou tel type de bois et pourquoi. Toujours est-il que les résineux sont très sensibles à la tempête, - on n'y peut rien (Ils offrent une forte prise au vent car ils sont plus hauts que les feuillus et gardent leurs aiguilles, et parce qu'ils poussent mieux sur des sols pauvres mais s'enracinent mal). Ce n'est pas pour cela qu'il faut les condamner car, économiquement, ce sont les résineux les essences les plus intéressantes. Si l'on menait une politique tout feuillu, quel marché envisager ?
Le reboisement en résineux qui, à l'origine était
destiné plutôt à favoriser l'indépendance économique
française en pâte à papier et en sciage, est en fait
devenu pour la région un atout pour la construction en bois (même
si les industriels tendent à dire le contraire et à dévaloriser
le bois limousin). C'est une des forces de cette région que d'être
une source de matière première pour la construction, notamment
la construction artisanale.
En un siècle, le Limousin est devenu forestier sur le terrain mais pas dans les têtes de ses habitants : ils savent encore mal utiliser leurs propre bois qu'ils se contentent de vendre au plus offrant. Il ne s'y est pas encore créé une véritable tradition d'utilisation du bois, en particulier dans le domaine de la construction, comme il en existe dans tous les pays forestiers.
Profitons de cette tempête pour changer les mentalités,
faire une sorte de révolution économique et psychologique,
qui ferait perdre au groupe papetier son monopole, et relancerait la notion
de forêt paysanne, ou encore "citoyenne", dirait-on aujourd'hui.
C'est dans les drames que se font les grandes révolutions. Des hommes
politiques peuvent être des moteurs pour ce genre d'opérations.
On a besoin d'un nouveau Marius Vazeilles.à la barbe fleurie....
!
Ecrit à la lueur de la bougie, sur ordinateur portable branché
sur batterie de tracteur, à Lamazière-Basse, le 4 janvier
2000
Thierry Houdart
Ingénieur ESBois
Ass. Bois sacré TCB - Les Bois de la Combe Noire
la
tempête et le bois (liens contacts)
exploiter
et stocker les bois de la tempête
La
résistance des fustes à la tempête....
Construire
en bois brut et matériaux naturels
Les carnets de
la combe noire